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28/06/2016

L'appel des mots

Trop de choses à dire, pas assez de temps pour laisser libre cours à mes pensées. Ces jours-ci je me dis qu'il faut que je leur fasse une plus grand place, que je leur accorde l'importance qu'elles méritent en (re)commençant à poser quelques mots sur le papier. Après tout, c'est peut-être la seule chose utile à faire sur cette terre : écouter ce qu'on a à l'intérieur de soi, essayer de manipuler cette manière et en faire ce qu'on peut, partager peut-être, écouter les mots des autres, apprendre et grandir.

08/01/2014

Bilan

Plus de 6 ans ont passé depuis que j'ai commencé ce petit blog. Je n'y ai pas écrit grand chose, certes, mais il correspond à une période de ma vie qui a été importante, où je me sentais de plus en plus forte.

Ma vie a bien changé. Ces temps-ci, je me surprends à regarder en arrière et à envier celle que j'étais à 17 ans. Je ne comprends pas comment le temps a pu passer si vite. J'ai l'impression de constamment courir après mon âge. Je coure aussi vite que je peux, mais j'ai toujours 2 ans de retard. Je commence tout juste à comprendre que j'ai dépassé la vingtaine, et déjà il faut m'habituer à dire que j'ai 23 ans. Je pensais qu'à cet âge là, je serais une toute autre personne que celle que je suis maintenant. Je me sens encore fragile, à la fois nostalgique du passé et craintive face à l'avenir. En fait, c'est paradoxal. Je suis à la fois plus heureuse et plus anxieuse. Je réalise que le temps passe tellement vite et j'ai tellement de choses à découvrir... Le monde est grand, les possibilités sont infinies. Mon objectif : ne pas perdre une seule goutte de cette vie. Mais comment faire ? Par où commencer ? Quel est le chemin vers la vie dont je rêve ? Parfois j'ai l'impression que la vie que j'ai commencé à construire, bien qu'elle ait l'air parfaite, est trop cadrée, trop normale. J'ai fait de bonnes études, je suis avec quelqu'un de bien, je pars en vacances dans des endroits agréables, je m'entends bien avec ma famille... Tout va bien. Mais j'ai peur de rentrer dans une case figée. Je veux retrouver les frissons que j'avais à 17 ans, quand tout était inconnu, quand je voyageais, j'imaginais, j'envisageais mille projets...

Il ne tient qu'à moi de retrouver cet état d'émerveillement et de curiosité.

16/07/2012

De retour

Non, je ne veux pas que mon blog disparaisse. Je publie cette petite note pour que Hautetfort ne me le supprime pas. :) J'aimerais bien le reprendre et le continuer.

27/07/2007

Le sujet d'espagnol de ce matin...

Inventario
Martha Cerda

Mi vecino tenía un gato imaginario. Todas las mañanas lo sacaba a calle, abría la puerta y le gritaba: "Anda, ve a hacer tus necesidades".

El gato se paseaba imaginariamente por el jardín y al cabo de un rato regresaba a la casa, donde le esperaba un tazón de leche. Bebía imaginariamente el líquido, se lamía los bigotes, se relamía una mano y luego otra y se echaba a dormir en el tapete de la entrada. De vez en cuando perseguía un ratón o se subía a lo alto de un árbol. Mi vecino se iba todo el día, pero cuando volvía a casa el gato ronroneaba y se le pegaba a las piernas imaginariamente. Mi vecino le acariciaba la cabeza y sonreía. El gato lo miraba con cierta ternura imaginaria y mi vecino se sentía acompañado. Me imagino que es negro (el gato), porque algunas personas se asustan cuando imaginan que lo ven pasar.

Una vez el gato se perdió y mi vecino estuvo una semana buscándolo; cuanto gato atropellado veía se imaginaba que era el suyo, hasta que imaginó que lo encontraba y todo volvió a ser como antes, por un tiempo, el suficiente para que mi vecino se imaginara que el gato lo había arañado. Lo castigó dejándolo sin leche. Yo me imaginaba al gato maullando de hambre. Entonces lo llamé: "minino, minino", y me imaginé que vino corriendo a mi casa.

Desde ese día mi vecino no me habla, porque se imagina que yo me robé a su gato.

23/07/2007

Just Zen



Soirée détente...

 

22/07/2007

Libertà

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Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!!

Un mois d'août liiiiiiiiibre!! Un mois d'août à Paris!!!!!!!

Un mois d'août pour bosser, certes, mais un mois d'août pour dire au revoir à ma ville lumière que je reverrai bien moins souvent à l'avenir.

Le bonheur d'être indépendante pendant 2 semaines. Me lever quand je veux, manger ce que je veux, travailler quand je le veux et me promener dans Paris en toute liberté! C'est pas le rêve, ça?

Pour ce qui est des 2 semaines restantes, ma mère sera de retour à Paris, mais elle travaillera et j'aurai ma semi-liberté en journée.

Je vais pouvoir respirer avant le grand changement qui m'attend à la rentrée...

LIBRE.

La tragédie nocturne d'un moustique espagnol (ou l'aveu conscient d'un meurtre prémédité)

Voix off --> Le moustique, également appelé maringouin en québécois, est un insecte de l'ordre des diptères, sous-ordre des nématocères, et constitue la famille des Culicidae. Tout comme la tique, le moustique femelle repère sa cible grâce à son odorat : celui-ci leur révèle la présence de dioxyde de carbone et celle d'acides gras comme l'acide butyrique, émis par la respiration de la peau.

Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

¡O dios mio! ¡Acidio butirico por aqui!

¡Arrrrrrrrrrrrrrribaaaaa! ¡Una turista francesa! ¡Tengo que llamar a mis amigas, es hora de cenar!

Le cruel moustique approche de sa proie son corps long de 12 millimètres et lourd de 2,34 milligrammes. Ce monstre sanguinaire replie horizontalement ses étroites ailes membraneuses en se posant sur la joue gorgée d'hémoglobine de l'innocente créature endormie. Ses antennes frétillent à l'idée de commettre son crime infâme. Comme tout diptère, il est pourvu de pièces buccales lui permettant de prélever de 5 à...

BAM

La proie pas si endormie que ça fout une droite au cruel monstre de 2 millimètres. En deux secondes et demie celui-ci se retrouve pris en sandwich dans un dessus de lit à l'effigie du chien Scoobidoo. Il ne peut ni bouger ni respirer et bientôt c'est la fin de ses malheureuses aventures de diptère.

21/07/2007

Such a beautiful night, isn't it?

30d99330c5dc1cc3c3bb11dce0c9eec1.jpgThere she was. Sitting in the dark. Waiting. Her hair smelled like those juicy fruits we have on summer afternoons, and her skin was as soft as a peach's. He had promised.

Alone in the night, reacting to the slightest move and sound far away in the distance, feeling so miserable everytime a car made her believe he might be back. He had promised.

Never betray her. After all she trusted him. One hour passed by. Maybe two. Or more.

Climb on the roof. Look at the stars. Just like that other night. She knew the air was warm and humid but she felt so cold without him. After a moment she realised there was no sound and a tear was falling from her eye. She looked into the sky, but all she could see was clouds and the stars were gone.

20/07/2007

DeStInY

*** 

 

It WILL happen.

 

For sure. It's just a matter of time.

But it cannot be avoided.

 

 

...such a strange feeling to see clearly that we're heading for a wall, and yet be unable to change a thing...

 

***

19/07/2007

...remember to forget...

Lucie, Lucie t'encombre pas de souvenirs, de choses comme ça

Aucun regret ne vaut le coup pour qu'on le garde en nous...

*****

Soir. Plage. Batailles de sable. Coucher de soleil.

Sur la promenade de bord de mer d'Alicante, il y a une femme d'un talent fou qui crée des paysages en quelques minutes à partir de peu de choses: une feuille de papier blanc, des couleurs, des journaux et des coupelles. Ce soir en passant par là avec Lynn j'ai eu le coup de foudre pour une de ses oeuvres. C'etait un paysage enneigé, au premier plan deux arbres dépouvus de feuilles, des formes d'oiseaux qui se mêlaient à des étoiles de givre, et derrière ces arbres un chemin glacé, comme des traces sur un lac gelé, qui menaient à des montagnes blanches, avec au-dessus d'elles la lune bienveillante dans une voûte bleu ciel. Dès l'instant où je l'ai vu j'ai été touchée par l'atmosphère toute particulière qui s'en dégageait.

 Lorsque je suis revenue une heure plus tard l'oeuvre enneigée était toujours là. J'ai longuement hésité. L'acheter ou ne pas l'acheter, telle est la question. 15 euros. oui non non oui oui oui non non... Dilemme quand tu nous prends... Le non l'emportait dans mon esprit lorsqu'une jeune fille parlant une langue étrange, germanique supposai-je, a montré le paysage du doigt au monsieur qui s'occupait des ventes. Il a disparu de mes yeux et s'est enfui auprès de cette charmante admiratrice qui comme moi avait vu et aimé cet univers. Ô rage ô désespoir, quelle tragédie!

Peut-être devrais-je considérer que c'est dans l'ordre des choses. Je suis faite pour rater les occasions, je n'ai fait que ça ces derniers temps. Souvent j'y repense et j'ai envie de hurler et de détruire tout ce qui m'entoure, de déverser toute cette rage que j'ai contre le sort, contre les autres ou contre moi. Il m'arrive même de souhaiter me supprimer pour ensuite tout recommencer, car je ne peux accepter d'avoir laissé filer de belles opportunités right under my nose.

Quand je joue à Snake sur mon portable, si je manque une des proies et que j'accumule du retard, alors je me mords la queue et je recommence un nouveau jeu. J'ai toujours fait comme ça, je veux toujours faire le mieux qui est possible, autrement il me semble qu'il n'est plus utile de continuer.

L'ennui c'est que ma vie n'est pas un jeu sur portable. Je n'en ai qu'une seule et je dois continuer quoi qu'il arrive en acceptant les échecs. Voilà exactement ce que je ne parviens pas à faire. Voilà ce qui depuis quelques mois déjà m'empêche si souvent de dormir en paix. Je n'ai pas encore appris à vivre sans me retourner.