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Douce légèreté des plaisirs futiles

Mercredi 18 juillet. Milieu de séjour. Milieu exact. Jolie symétrie. Mais j'avoue que je n'ai aucune conscience précise du temps écoulé.

C'est mort, j'ai trouvé le pot de Nutella. Rien à présent ne peut m'arrêter. Il descend à vue d'oeil, c'en est presque effrayant... Nutella au couteau, bien sûr, pas besoin de pain. À la cuillère, j'aurais pu, mais les cuillères, j'aime pas. Faut pas chercher, c'est comme ça. J'aime pas non plus les cocottes minute, je leur fais la guerre, même. Mais ça c'est encore une autre histoire. Tant d'objets hostiles à combattre chaque jour, c'est épuisant...

J'ai une théorie débile sur la nourriture. Je crois réellement que le plaisir des papilles peut dissiper tous les problèmes de la Terre. J'ai pensé ça pour la première fois un soir d'avril, un soir des plus mélancoliques qui aient pu exister. Un certain connard venait de m'abandonner sur le seuil de sa porte et s'était évanoui dans la nature, J'en pleure encore, mais je sais qu'en buvant mon délicieux jus d'orange Minute Maid sorti tout droit d'une détestable chaîne de fast foods, la joie a repris possession de mon coeur, comme par miracle. Et si le vrai bonheur c'était d'avoir toujours un jus d'orange frais dans son frigo, et de l'apprécier autant que ce soir-là? Cette pensée m'a retraversé l'esprit l'autre soir quand s'est révélée à nouveau ma nature de droguée de Nutella. Pourquoi lutter contre le monde entier quand tout ce qui nous suffit réellement est ce petit pot de crème de cacao et noisettes?

Ce soir j'étais euphorique. Je suis rentrée chez moi en sautillant, sourire aux lèvres, en fredonnant des chansons espagnoles et en riant seule. Encore une de mes crises de bonne humeur, je suppose. Déclenchée par une prise de conscience: je suis entourée de 3 mignonnes hypocrites qui en vérité me détestent de toute la force de leurs deux neurones. Charmant n'est-ce pas? Il faut croire que parfois je marche à l'envers. Lorsque je suis sur la pente ascendante, tapez-moi dessus et j'en sortirai plus forte. Avoir le monde entier à dos me provoque un doux sentiment de jubilation. Toute cette haine me fait rire, et je la transforme en une énergie irrésistible qui me fait avancer. Être seule contre tous me booste et me donne un sentiment d'invincibilité.

Comme c'est bon de sourire...

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