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27/07/2007

Le sujet d'espagnol de ce matin...

Inventario
Martha Cerda

Mi vecino tenía un gato imaginario. Todas las mañanas lo sacaba a calle, abría la puerta y le gritaba: "Anda, ve a hacer tus necesidades".

El gato se paseaba imaginariamente por el jardín y al cabo de un rato regresaba a la casa, donde le esperaba un tazón de leche. Bebía imaginariamente el líquido, se lamía los bigotes, se relamía una mano y luego otra y se echaba a dormir en el tapete de la entrada. De vez en cuando perseguía un ratón o se subía a lo alto de un árbol. Mi vecino se iba todo el día, pero cuando volvía a casa el gato ronroneaba y se le pegaba a las piernas imaginariamente. Mi vecino le acariciaba la cabeza y sonreía. El gato lo miraba con cierta ternura imaginaria y mi vecino se sentía acompañado. Me imagino que es negro (el gato), porque algunas personas se asustan cuando imaginan que lo ven pasar.

Una vez el gato se perdió y mi vecino estuvo una semana buscándolo; cuanto gato atropellado veía se imaginaba que era el suyo, hasta que imaginó que lo encontraba y todo volvió a ser como antes, por un tiempo, el suficiente para que mi vecino se imaginara que el gato lo había arañado. Lo castigó dejándolo sin leche. Yo me imaginaba al gato maullando de hambre. Entonces lo llamé: "minino, minino", y me imaginé que vino corriendo a mi casa.

Desde ese día mi vecino no me habla, porque se imagina que yo me robé a su gato.

23/07/2007

Just Zen



Soirée détente...

 

22/07/2007

Libertà

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Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!!!!

Un mois d'août liiiiiiiiibre!! Un mois d'août à Paris!!!!!!!

Un mois d'août pour bosser, certes, mais un mois d'août pour dire au revoir à ma ville lumière que je reverrai bien moins souvent à l'avenir.

Le bonheur d'être indépendante pendant 2 semaines. Me lever quand je veux, manger ce que je veux, travailler quand je le veux et me promener dans Paris en toute liberté! C'est pas le rêve, ça?

Pour ce qui est des 2 semaines restantes, ma mère sera de retour à Paris, mais elle travaillera et j'aurai ma semi-liberté en journée.

Je vais pouvoir respirer avant le grand changement qui m'attend à la rentrée...

LIBRE.

La tragédie nocturne d'un moustique espagnol (ou l'aveu conscient d'un meurtre prémédité)

Voix off --> Le moustique, également appelé maringouin en québécois, est un insecte de l'ordre des diptères, sous-ordre des nématocères, et constitue la famille des Culicidae. Tout comme la tique, le moustique femelle repère sa cible grâce à son odorat : celui-ci leur révèle la présence de dioxyde de carbone et celle d'acides gras comme l'acide butyrique, émis par la respiration de la peau.

Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

¡O dios mio! ¡Acidio butirico por aqui!

¡Arrrrrrrrrrrrrrribaaaaa! ¡Una turista francesa! ¡Tengo que llamar a mis amigas, es hora de cenar!

Le cruel moustique approche de sa proie son corps long de 12 millimètres et lourd de 2,34 milligrammes. Ce monstre sanguinaire replie horizontalement ses étroites ailes membraneuses en se posant sur la joue gorgée d'hémoglobine de l'innocente créature endormie. Ses antennes frétillent à l'idée de commettre son crime infâme. Comme tout diptère, il est pourvu de pièces buccales lui permettant de prélever de 5 à...

BAM

La proie pas si endormie que ça fout une droite au cruel monstre de 2 millimètres. En deux secondes et demie celui-ci se retrouve pris en sandwich dans un dessus de lit à l'effigie du chien Scoobidoo. Il ne peut ni bouger ni respirer et bientôt c'est la fin de ses malheureuses aventures de diptère.

21/07/2007

Such a beautiful night, isn't it?

30d99330c5dc1cc3c3bb11dce0c9eec1.jpgThere she was. Sitting in the dark. Waiting. Her hair smelled like those juicy fruits we have on summer afternoons, and her skin was as soft as a peach's. He had promised.

Alone in the night, reacting to the slightest move and sound far away in the distance, feeling so miserable everytime a car made her believe he might be back. He had promised.

Never betray her. After all she trusted him. One hour passed by. Maybe two. Or more.

Climb on the roof. Look at the stars. Just like that other night. She knew the air was warm and humid but she felt so cold without him. After a moment she realised there was no sound and a tear was falling from her eye. She looked into the sky, but all she could see was clouds and the stars were gone.

20/07/2007

DeStInY

*** 

 

It WILL happen.

 

For sure. It's just a matter of time.

But it cannot be avoided.

 

 

...such a strange feeling to see clearly that we're heading for a wall, and yet be unable to change a thing...

 

***

19/07/2007

...remember to forget...

Lucie, Lucie t'encombre pas de souvenirs, de choses comme ça

Aucun regret ne vaut le coup pour qu'on le garde en nous...

*****

Soir. Plage. Batailles de sable. Coucher de soleil.

Sur la promenade de bord de mer d'Alicante, il y a une femme d'un talent fou qui crée des paysages en quelques minutes à partir de peu de choses: une feuille de papier blanc, des couleurs, des journaux et des coupelles. Ce soir en passant par là avec Lynn j'ai eu le coup de foudre pour une de ses oeuvres. C'etait un paysage enneigé, au premier plan deux arbres dépouvus de feuilles, des formes d'oiseaux qui se mêlaient à des étoiles de givre, et derrière ces arbres un chemin glacé, comme des traces sur un lac gelé, qui menaient à des montagnes blanches, avec au-dessus d'elles la lune bienveillante dans une voûte bleu ciel. Dès l'instant où je l'ai vu j'ai été touchée par l'atmosphère toute particulière qui s'en dégageait.

 Lorsque je suis revenue une heure plus tard l'oeuvre enneigée était toujours là. J'ai longuement hésité. L'acheter ou ne pas l'acheter, telle est la question. 15 euros. oui non non oui oui oui non non... Dilemme quand tu nous prends... Le non l'emportait dans mon esprit lorsqu'une jeune fille parlant une langue étrange, germanique supposai-je, a montré le paysage du doigt au monsieur qui s'occupait des ventes. Il a disparu de mes yeux et s'est enfui auprès de cette charmante admiratrice qui comme moi avait vu et aimé cet univers. Ô rage ô désespoir, quelle tragédie!

Peut-être devrais-je considérer que c'est dans l'ordre des choses. Je suis faite pour rater les occasions, je n'ai fait que ça ces derniers temps. Souvent j'y repense et j'ai envie de hurler et de détruire tout ce qui m'entoure, de déverser toute cette rage que j'ai contre le sort, contre les autres ou contre moi. Il m'arrive même de souhaiter me supprimer pour ensuite tout recommencer, car je ne peux accepter d'avoir laissé filer de belles opportunités right under my nose.

Quand je joue à Snake sur mon portable, si je manque une des proies et que j'accumule du retard, alors je me mords la queue et je recommence un nouveau jeu. J'ai toujours fait comme ça, je veux toujours faire le mieux qui est possible, autrement il me semble qu'il n'est plus utile de continuer.

L'ennui c'est que ma vie n'est pas un jeu sur portable. Je n'en ai qu'une seule et je dois continuer quoi qu'il arrive en acceptant les échecs. Voilà exactement ce que je ne parviens pas à faire. Voilà ce qui depuis quelques mois déjà m'empêche si souvent de dormir en paix. Je n'ai pas encore appris à vivre sans me retourner.

...Limon y Sal...

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Hier matin pendant le cours d'espagnol j'ai écrit une longue argumentation très scolaire à envoyer à ma mère pour la convaincre de m'autoriser à rester seule à Paris pour le mois d'août. Ça faisait longtemps que je préparais ça dans ma tête, il fallait que je passe à l'action. Et comme tout plan machiavélique, je vais le mettre en oeuvre et le mener à bien avec succès.

Tous les ans ma mère et moi partons en hermitage dans un petit chalet des Dolomites italiennes proche de Venise. La résidence secondaire de feu mes grands-parents. Le village de ma famille italienne, des oncles, des cousins, des grandes tantes, des cousins du troisième degré, des neveux de belles-soeurs de grands-oncles... Un voyage dont la tradition perdure depuis ma naissance. L'unique entorse qui lui a été faite, c'était pour l'été 2005, lorsque je me suis enfuie au pays des kangourous. Mais cette année j'ai décidé d'échapper une fois de plus à ce retour aux sources. D'autant plus que je dois bosser en vue de mon entrée en prépa... *youpi*

Un peu plus tard on a lu une poésie de Miguel Hernandez, Elegía a Ramón Sijé. Un texte triste à se pendre, sur la mort d'un ami cher à l'auteur. J'ai pensé à mes amis et j'ai imaginé le pire. Je crois qu'à ce moment-là mon cerveau a tout simplement buggé, il n'arrivait pas à concevoir de les supprimer de l'univers. J'ai alors réalisé que je serais inconsolable si je venais à en perdre un seul, et j'ai angoissé. À notre conversation suivante j'ai informé Ana de l'interdiction de mourir que je lui imposais. Elle a accepté les termes du contrat, et moi de même.

Il y a une chanson qui me trotte dans la tête depuis hier soir. Elle s'est installée là sans demander la permission à qui que ce soit, après que j'aie vu le navet-ou-presque qu'est Harry Potter 5 au cinéma en espagnol.

Elle s'appelle Limon y Sal. C'est une jolie chanson toute tendre et toute joyeuse. Je crois que c'est aussi elle qui me fait sourire ces jours-ci.

18/07/2007

Douce légèreté des plaisirs futiles

Mercredi 18 juillet. Milieu de séjour. Milieu exact. Jolie symétrie. Mais j'avoue que je n'ai aucune conscience précise du temps écoulé.

C'est mort, j'ai trouvé le pot de Nutella. Rien à présent ne peut m'arrêter. Il descend à vue d'oeil, c'en est presque effrayant... Nutella au couteau, bien sûr, pas besoin de pain. À la cuillère, j'aurais pu, mais les cuillères, j'aime pas. Faut pas chercher, c'est comme ça. J'aime pas non plus les cocottes minute, je leur fais la guerre, même. Mais ça c'est encore une autre histoire. Tant d'objets hostiles à combattre chaque jour, c'est épuisant...

J'ai une théorie débile sur la nourriture. Je crois réellement que le plaisir des papilles peut dissiper tous les problèmes de la Terre. J'ai pensé ça pour la première fois un soir d'avril, un soir des plus mélancoliques qui aient pu exister. Un certain connard venait de m'abandonner sur le seuil de sa porte et s'était évanoui dans la nature, J'en pleure encore, mais je sais qu'en buvant mon délicieux jus d'orange Minute Maid sorti tout droit d'une détestable chaîne de fast foods, la joie a repris possession de mon coeur, comme par miracle. Et si le vrai bonheur c'était d'avoir toujours un jus d'orange frais dans son frigo, et de l'apprécier autant que ce soir-là? Cette pensée m'a retraversé l'esprit l'autre soir quand s'est révélée à nouveau ma nature de droguée de Nutella. Pourquoi lutter contre le monde entier quand tout ce qui nous suffit réellement est ce petit pot de crème de cacao et noisettes?

Ce soir j'étais euphorique. Je suis rentrée chez moi en sautillant, sourire aux lèvres, en fredonnant des chansons espagnoles et en riant seule. Encore une de mes crises de bonne humeur, je suppose. Déclenchée par une prise de conscience: je suis entourée de 3 mignonnes hypocrites qui en vérité me détestent de toute la force de leurs deux neurones. Charmant n'est-ce pas? Il faut croire que parfois je marche à l'envers. Lorsque je suis sur la pente ascendante, tapez-moi dessus et j'en sortirai plus forte. Avoir le monde entier à dos me provoque un doux sentiment de jubilation. Toute cette haine me fait rire, et je la transforme en une énergie irrésistible qui me fait avancer. Être seule contre tous me booste et me donne un sentiment d'invincibilité.

Comme c'est bon de sourire...